On ne peut plus se sentir libre de ses mouvements dans la capitale, a 5 jours de la fete de l unite
La ville aux 7 collines est pris d assaut depuis quelques jours par les preparatifs de la celebration de l unite nationale. Les armees sont a pieds d oeuvre sur le terrain. Le boulevard du 20 mai s est pare de ses plus beaux atouts. La tribune presidentielle a pris un coup de neuf. menace telle qu elle est par les charansons et autres insectes de mauvaise augure. C est le grand moment des repetitions dans l armee, la police, la gendarmerie et les ecoles. Pas d erreur devant le chef de la nation, pas le moindre faux pas tout est controle au moindre detail, avec minutie. Une commission de supervision veille a la bonne marche des travaux au boulevard ainsi dans les repetitions. En moment. la capitale est dans une hypnose sans pareille. Pas de declaration forte, aucune parole qui puisse destabiliser la republique. Tout le monde a peur, peur d exprimer ses sentiments, peur de parler. Tout le monde est bouche B, DANS l inquietude, on se demande si les choses vont bien se passer. Meme dans les radios, les debats d opinion sont de plus en plus rare en cette periode a Yaounde. Cest dans ces moments que les medias moins virgilants sont scelles et que les journalistes sont emprisonnes et tortures. La liberte d expression tant vante devient abstraite. Dans la nuit, impossible de se ballader, la police est partout et veille au grain. Meme les bandits abandonnent leurs activites noctambules en cette periode. Tout le monde est a la maison, pas de sorties nocturnes. C est apres le 20 mai que tout le monde retrouve le sourire. Viverment le 21 mai !