Le conseil exécutif de l'université de Yaoundé 2 a décidé hier au terme de ses travaux de suspendre pour l'année académique 2008/2009 les entrées des lauréats de l'examen du Brevet de technicien supérieur (Bts)à l'Ecole supérieur des sciences et techniques de l'information et de la communication(Esstic) qui est sous sa tutelle académique. La question de l'avenir de tous les lauréats des filières communication et journalisme se pose désormais avec acuité, puisque les universités privées du Cameroun ne proposent pas encore des licences professionnelles dans ces filières. C'est avec la mort dans l'âme que ceux qui sont déjà considérés comme "finissants " ont appris cette nouvelle par les antennes de la radio nationale. Christian Tchapmi et William Batchou avaient pris l'option de déposer les dossiers à l'Esstic pour l'admission en licence professionnelle l'année prochaine. "Nous sommes restés perplexe devant le poste radio hier" affirment-ils. Jusquà hier, l'admission à l'Esstic était la seule option pour ces nombreux potentiels lauréats du Bts en journalisme et communication d'entreprise. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. En attendant les résultats du Bts 2008, c'est avec la pierre au c½ur que ces jeunes réfléchissent pour leur avenir alors tout était déjà programmé. Monsieur Benjamin .N est enseignant de journalisme dans plusieurs universités privées à Yaoundé. "Je suis meurtri depuis l'annonce de cette nouvelle, ces futurs brevetés ce sont mes enfants, je leur ai encadré pendant deux années, je suis soucieux de leur avenir, j'ai mal au c½ur" avoue-t-il. Au sujets des mesures que le gouvernement doit prendre pour la suite du cursus universitaire de ces jeunes étudiants, il pense que " Le gouvernement doit autoriser les universités privées à ouvrir des licences professionnelles dans ces filières et bien d'autres afin que ces enfants ne soient pas délaissés et qu'ils ne cèdent pas au découragement". En tout cas, le verdict de l'affaire Addec contre Boyomo Assala est attendu.